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30 août 2007
Eloge de la biodiversité culturelle au sommaire du n°26 de la revue durable
Par Valérie Blanchot-Courtois le 30 août 2007 |
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Le n° 26 de la Revue Durable, sorti mi août 2007, consacre son dossier spécial à la biodiversité culturelle.
On y trouvera également une interview de Dominique Bourg : "La société doit retrouver la maîtrise de son destin collectif."
Sont abordés notamment dans ce numéro sur la biodiversité culturelle :
- La durabilité a besoin du respect et de la coopération des cultures
- Carte de la diversité linguistique et biologique du monde
- Préserver ensemble les langues et la biodiversité
- A l’école nomade en Sibérie, chez les Evenks
- Face aux changements climatiques, les peuples indigènes se défendent
- Les peuples indigènes jouent leur survie face à l’exploitation minière
- Les Bochimans du Kalahari tiennent tête au Gouvernement du Botswana
- La fermeture de la mine de Black Mesa, en Arizona, pourrait créer un précédent
- Des universités indigènes latino-américaines ouvertes sur le monde et tous ses habitants
- Ces paysans qui façonnent le patrimoine mondial agricole de l’humanité
- Pratique ancestrale en péril, l’élevage ovin transhumant résiste en Provence
- Entre les peuples autochtones et leurs ressources, il est encore temps de choisir
Voici comment l'équipe de la Revue Durable présente son dernier numéro :
" « Nous ne voulons pas devenir une réserve d’Indiens. » Voilà peut-être la revendication la plus proche du degré zéro de la pensée politique. Elle signifie bien souvent ceci : « Laissez-nous bétonner et urbaniser ici tranquillement, et utiliser massivement autant de ressources que nous voulons quel qu’en soit le prix ailleurs.» En arrière-fond, elle révèle un mépris pour les autres peuples, ces indigènes arriérés qui en sont encore à se promener avec des plumes sur le crâne quand ce ne sont pas des os dans le nez.
Nous nous inscrivons aux antipodes de cette attitude : « Le barbare est d’abord l’homme qui croit à la barbarie », dit avec force Claude Lévi-Strauss. Et l’évolution du monde signale que les Occidentaux et leurs émules ont au contraire tout lieu de prêter la plus grande attention à la manière dont les peuples autochtones gèrent leur environnement là où leurs forêts n’ont pas encore été abattues par la convoitise la plus sotte, là où leurs territoires n’ont pas été accaparés pour y exploiter toutes les ressources pourtant finies que la société industrielle consomme frénétiquement.
Cela ne signifie en rien que tout est bon à jeter dans la modernité. Cela signifie que le salut de l’humanité passe par une révolutionnaire ouverture d’esprit au sein de la culture dominante à l’égard des connaissances et des visions du monde qui ne viennent pas d’elle. Car c’est bien la culture qui domine toutes les autres qui n’est pas durable. Et il y a fort à parier que pour sauver la mise des générations futures, toutes les valeurs et savoir-faire qui ont échappé à la destruction ne seront pas de trop pour trouver des solutions à la hauteur du défi de la durabilité qui se dresse devant les acteurs du XXIe siècle. "
En savoir plus, commander le N°, s'abonner : http://www.larevuedurable.com/numero-actuel.php
Voir aussi : Actualité | Développement Durable | Lectures recommandées
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