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27 novembre 2007

Les éco-industries à l'honneur dans la lettre n° 29 de la Direction Générale des Entreprises (Minsitère de l'Economie, des Finances et de l'emploi)

Par Valérie Blanchot-Courtois le 27 novembre 2007 | Commentaires (0) Commentaires

Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité d'un dossier paru sur les éco-industries dans la lettre N°29 de novembre 2007 de la Direction Générale des Entreprises du Ministère de l'Economie, des Finances et de l'emploi.

Le boom des éco-industries
Par Gilbert Santini, chef du bureau énergie et environnement à la DGE

Gilbert_santini Le marché des éco-technologies est en pleine expansion. Si la France compte quelques leaders mondiaux sur le secteur, elle doit encourager aujourd’hui les petites et moyennes entreprises à prendre des positions de choix sur ce marché d’avenir.

Les éco-industries recouvrent un très vaste domaine dans la mesure où elles répondent à des questions essentielles à la préservation de notre planète. Elles visent en effet à réduire, voire éliminer les conséquences de l’activité humaine sur l’eau, l’air et les sols. Elles induisent la réduction du bruit, des déchets et des énergies qui concourent au réchauffement climatique. En France, ce marché est estimé à 35 Md€ par an, soit 2,3 % du PIB. En se limitant aux seules entreprises d'écotechnologie, le marché français pourrait compter 630 000 emplois en 2010, contre 420 000 en 2005.

Une marge de progression importante

Le marché français des éco-technologies compte aujourd’hui des leaders mondiaux du traitement de l’eau et des déchets, tels que Suez ou Veolia, mais aussi une myriade de petites ou moyennes entreprises qui, à un titre ou un autre, développent des produits relevant du secteur. Ce marché garde une marge de progression importante puisque dans certains pays comme l’Allemagne, il représente un peu plus de 3 % du PIB voire 4,4 % au Danemark. Les possibilités d’évolution sont d’autant plus fortes que plusieurs facteurs contribuent à son développement. La forte pression des médias a suscité une prise de conscience générale du public sur l’importance de ces questions environnementales. Par ailleurs, la croissance de la population mondiale augmente mécaniquement la pression sur les ressources naturelles. Enfin, les différentes nations essayent d’établir des règlements visant à protéger l’environnement. Ces textes créent de nouveaux besoins en matière de recyclage des déchets ou de création de produits de substitution. Le marché mondial, estimé à 500 Md€ en 2005, augmente avec le prix du pétrole

Une politique cohérente et coordonnée

Pour saisir ces opportunités de développement, les entreprises françaises se doivent d’innover, à partir d’une collaboration très forte entre leurs services de recherche et les laboratoires publics. Et surtout, lorsque l’innovation est prête, la diffuser le plus largement possible. La diffusion de ces innovations pourra être relayée par les Drire, notamment au travers d’actions collectives afin d’informer les entreprises de l’existence de ces nouveautés. Il revient aux pouvoirs publics de mettre en oeuvre une politique continue, cohérente et coordonnée en matière d’éco-technologies. Encourager le tri et la valorisation des métaux n’a en effet de sens que si ce soutien se poursuit lorsque les cours sont en recul. De même, les mesures de police environnementale doivent s’appliquer de façon uniforme en Europe et sans créer de distorsion au plan international.

Le développement de l’éco-industrie passe également par le regroupement des petites entreprises du secteur pour attaquer de nouveaux marchés, à l’exportation en particulier. Ces groupements leur permettraient en effet de proposer des solutions « clé en main » et donc de séduire les clients finaux, généralement à la recherche de solutions globales. De même, il conviendrait de faire en sorte que les marchés publics s’ouvrent davantage aux petites entreprises, prennent en compte les contraintes environnementales dans les appels d’offres et que la réglementation mise en place soit coordonnée avec les autres pays de l’Union européenne.

Pour favoriser ces développements, la DGE soutient les pôles de compétitivité, dont une dizaine est concernée par le secteur, et lancera avec l'Agence nationale de la recherche, en 2008, un appel d’offres sur les éco-technologies de substitution. L’idée est d’inciter les entreprises à proposer des systèmes de substitution aux processus polluants.

Rapport de Thierry Chambolle au Premier Ministre sur le développement des éco-technologies

Voir aussi : Actualité | Eco-technologies


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